Stratégies d'utilisation conjuguée des eaux de surface et souterraine pour l'irrigation. CD-ROM : le cas du périmètre irrigué du Tadla au Maroc

Résumé : Les sécheresses des années 80 et 90 et la libéralisation des assolements ont incité les agriculteurs du périmètre irrigué du Tadla au Maroc d'avoir recours massivement à l'eau souterraine pour améliorer la disponibilité de l'eau à travers des puits et forages. Malgré une forte diminution de la dotation en eau de surface dans le périmètre des Beni Amir, les agriculteurs ont pu maintenir leurs productions agricoles grâce au recours de la nappe. Ce constat est valable bien sûr seulement pour ceux qui ont accès à la ressource souterraine, probablement plus que la moitié des exploitants sur ce périmètre. Les stations de pompage, appartenant à des exploitations familiales ou à des petites associations d'exploitations, liés par parenté ou voisinage, pompent jusqu'à 100 000 m3/an pour un peu moins de 2000 heures de fonctionnement. L'objectif de l'article est de déterminer et d'analyser les stratégies développées par les agriculteurs dans l'utilisation conjuguée de l'eau de surface et souterraine. A l'issue d'une analyse réalisée à l'échelle d'un tertiaire d'irrigation (45 ha) du périmètre des Béni Amir, nous mettons en évidence le rôle déterminant que joue la nappe comme ressource complémentaire. Dans la zone d'étude plus de 50% de l'eau d'irrigation (436 sur 853 mm) provient des stations de pompage, qui ont des taux d'utilisation très variables, allant de 600 à 2000 heures/an. Le nombre d'exploitations qui dépendent de la station de pompage ainsi que l'intensification des exploitations desservies par le forage, se traduisant par une réduction de la superficie cultivée en céréales au profit d'une augmentation des cultures à haute valeur ajoutée, expliquent cette variation. L'intensification de l'agriculture est caractérisé surtout par l'investissement dans l'élevage (lait, viande) et se traduit par une occupation des sols dominée par des cultures fourragères, les deux tiers dans la zone d'étude. L'impact du niveau d'intensification des exploitations sur la consommation en eau est important. Ainsi, les quantités d'eau appliquées varient entre environ 800 et 2000 mm/an pour la culture de luzerne. (Résumé d'auteur)
Type de document :
Communication dans un congrès
Patrick Le Goulven, Sami Bouarfa, Marcel Kuper. Atelier du PCSI (Programme Commun Systèmes Irrigués) sur la Gestion Intégrée de l'Eau au Sein d'un Bassin Versant, 2003, Montpellier, France. Cirad - IRD - Cemagref, 14 p, 2005
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Contributeur : Sami Bouarfa <>
Soumis le : mercredi 10 octobre 2007 - 15:10:25
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Document(s) archivé(s) le : dimanche 11 avril 2010 - 22:43:12

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Marcel Kuper, Ali Hammani, Said Zemzam, Sami Bouarfa, Vincent Thomas. Stratégies d'utilisation conjuguée des eaux de surface et souterraine pour l'irrigation. CD-ROM : le cas du périmètre irrigué du Tadla au Maroc. Patrick Le Goulven, Sami Bouarfa, Marcel Kuper. Atelier du PCSI (Programme Commun Systèmes Irrigués) sur la Gestion Intégrée de l'Eau au Sein d'un Bassin Versant, 2003, Montpellier, France. Cirad - IRD - Cemagref, 14 p, 2005. 〈cirad-00178248〉

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