Diagnostic des pratiques d'irrigation gravitaire dans le Moyen Sebou : perspectives d'améliorations - Archive ouverte HAL Accéder directement au contenu
Communication Dans Un Congrès Année : 2005

Diagnostic des pratiques d'irrigation gravitaire dans le Moyen Sebou : perspectives d'améliorations

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J.C. Mailhol
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A. Vodicka
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P. Ruelle
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M. Ikama
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Résumé

Quatre systèmes d'irrigation gravitaire coexistent dans le périmètre du Moyen-Sebou (Maroc) récemment aménagé en réseaux collectifs : irrigation par submersion, à la planche, à la robta en micro-bassins, à la robta en micro-raies. Ils sont généralement considérés comme peu efficients (problèmes de nivellement, pertes par infiltration) et consommateurs de main-d'oeuvre, mais des études récentes considèrent qu'il est nécessaire d'améliorer l'efficience agronomique du système de la robta - le plus répandu dans le Maghreb. Un suivi qualitatif a été effectué sur les trois premiers systèmes et un suivi plus précis de l'irrigation à la robta en micro-raies : mesures des pertes dans l'arroseur et dans les séguias, mesures d'humidité sur des prélèvements de sol en profondeur pour évaluer les doses apportées et leur variabilité, enregistrement des temps de travaux nécessaires aux arrosages. Dans un contexte jugé favorable, - sol de type argilo-limoneux, absence de contre-pentes et bonne localisation de la parcelle par rapport au canal quaternaire -, le système de la robta avec des micro-raies s'est avéré très efficient du point de vue hydraulique (Eh = 88 %), mais exigeant en main-d'oeuvre, plus d'une personne présente par hectare (deux ouvriers travaillent sur une superficie de 1,5 ha durant 6 à 8 h). En outre, la densité de plantation, dans le cas du maïs(6 pieds/m2), est limitée par l'occupation de terrain nécessaire au transfert de l'eau dans les séguias et aux bassins : ces pertes sont estimées à 17 % de la surface de la parcelle dans le cas du système des micro-raies et à environ 11 % dans le système des micro-bassins. Des solutions susceptibles de réduire les pertes par infiltration et l'occupation de terrain sont proposées, mais leur rentabilité et leur durabilité sont toutefois incertaines dans le contexte actuel du prix de l'eau. L'ensemble du système de production lui-même semble souffrir d'un manque de formation des agriculteurs. Ces conseils concerneraient le choix des doses et des fréquences d'irrigation ainsi que les itinéraires techniques comme les dates de semis recommandées, pour éviter par exemple que le maïs soit soumis à de trop fortes températures lors de la fécondation.
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Citer

J.C. Mailhol, A. Vodicka, P. Ruelle, A. Slatni, M. Ikama. Diagnostic des pratiques d'irrigation gravitaire dans le Moyen Sebou : perspectives d'améliorations. Séminaire sur la modernisation de l'agriculture irriguée, 2004, Rabat, Maroc. 13 p. ⟨cirad-00189794⟩
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