Le coût d'usage du capital dans le cadre d'un modèle d'irrigation : analyse comparative entre les investissements dans des périmètres irrigués et dans des périmètres non irrigués

Résumé : Nous cherchons dans cet article à estimer le coût d'usage du capital dans le secteur de l'agriculture en distinguant entre les investissements dans des projets irrigués et les investissements dans des périmètres non irrigué. Nous partons du fait que l'irrigation pratiquée dépend fortement des variations du climat et que les variations annuelles des précipitations en Tunisie ne sont pas très importantes alors qu'elles constituent le principal facteur qui conditionne l'évaluation de la consommation d'eau attribuable à l'irrigation. Nous essayerons d'étudier, bien que théoriquement, les déterminants de cette consommation d'eau. Cette dernière peut varier fortement d'une année à une autre sous l'influence de facteurs physiques, climatiques, économiques, sociaux et politiques. Les facteurs physiques comprennent la superficie irriguée, le type et la composition des cultures ainsi que les méthodes d'irrigation, l'intensité de celle ci est son efficacité alors que les facteurs climatiques sont dominés par les précipitations et les évapotranspirations potentielle. Les facteurs économiques, sociaux et politiques intègrent les charges d'investissement et de fonctionnement engendrées par les services d'eau et d'assainissement tels que les régimes de subvention, les salaires et les charges du personnel et les services de sous-traitance (facturation, contrôle de qualité, frais de siège). La démarche que nous suivrons consiste à estimer et étudier l'évolution du coût d'usage du capital sous deux hypothèses extrêmes : la première intègre l'irrigation comme condition de réalisation du projet d'investissement et la deuxième la néglige catégoriquement. Pour estimer le coût d'usage du capital d'une activité faisant appel à l'irrigation, on s'est servi du sous-modèle d'utilisation de l'eau qui intègre des facteurs climatiques et physique. Outre ces facteurs, la structure du coût du capital fait appel à des indicateurs économiques, financier et fiscaux. Il s'ensuit que le coût d'usage du capital des investissements appliqués aux projets agricoles de catégorie B et C est variable et oscille entre 17 % et 8 % pour les investissements dans des périmètres irrigués et entre 13 % et 7 % pour ceux ne nécessitant pas l'eau d'irrigation. Le différentiel de coût est attribué à l'évolution disproportionnée des tarifs et des coûts appliqués au volume de l'eau destinée à l'irrigation.
Type de document :
Communication dans un congrès
Mohamed Salah Bachta. Les instruments économiques et la modernisation des périmètres irrigués, 2005, Kairouan, Tunisie. Cirad, 15 p., 2007
Liste complète des métadonnées

Littérature citée [18 références]  Voir  Masquer  Télécharger

http://hal.cirad.fr/cirad-00193595
Contributeur : Mohamed Salah Bachta <>
Soumis le : mardi 4 décembre 2007 - 10:36:23
Dernière modification le : mardi 4 décembre 2007 - 11:34:13
Document(s) archivé(s) le : lundi 12 avril 2010 - 05:57:26

Fichier

3_3Ghazouani.pdf
Fichiers éditeurs autorisés sur une archive ouverte

Identifiants

  • HAL Id : cirad-00193595, version 1

Collections

Citation

Kamel Ghazouani. Le coût d'usage du capital dans le cadre d'un modèle d'irrigation : analyse comparative entre les investissements dans des périmètres irrigués et dans des périmètres non irrigués. Mohamed Salah Bachta. Les instruments économiques et la modernisation des périmètres irrigués, 2005, Kairouan, Tunisie. Cirad, 15 p., 2007. 〈cirad-00193595〉

Partager

Métriques

Consultations de la notice

480

Téléchargements de fichiers

254