Impact de l'irrigation par les eaux souterraines sur la dégradation des sols de la plaine du Bas-Chéliff

Résumé : En Algérie, plus de 20 % des sols irrigués sont concernés par le problème de la salinité. Dans la partie nord-ouest de l'Algérie, la plaine du Bas-Chéliff se situe dans la zone la plus touchée. Les travaux de cartographie effectués récemment dans la plaine du Bas-Chéliff ont montré que le problème de la salinisation des sols touche 80 % de la superficie totale étudiée. Il s'agit d'une région caractérisée par une faible pluviométrie moyenne et une forte évapotranspiration moyenne, une eau d'irrigation plus ou moins chargée selon les saisons et l'origine de l'eau. Le risque de salinisation est accentué par une texture fine souvent lourde et des risques d'inondation lors des grandes averses. Cette salinisation des sols a des conséquences sur les propriétés physico-chimiques des sols qui se traduisent par la présence des sols salés à structure non dégradée mais parfois aussi à structure dégradée. La dégradation de la structure est due pour une bonne partie à la teneur relativement élevée en sodium par rapport à celles du calcium et du magnésium qu'elles soient solubles ou échangeables. Les résultats ont montré que le périmètre de Djidouia qui bénéficie d'un bon drainage externe et d'une texture équilibrée a des teneurs en salinité des sols les plus faibles et ce malgré une salinité des eaux d'irrigation de 3 dS/m. Le périmètre de Ouarizane dont la salinité des sols dépasse légèrement celle de Djidouia est irrigué avec des eaux moins chargées de CE ne dépassant pas les 2,5 dS/m. Il est à noter que ce périmètre avait une salinité des sols plus élevée en 1997. Cette diminution dans la teneur en sels est due à l'installation d'un réseau de drainage au niveau de ce périmètre. Le périmètre de Hmadna enregistre une salinité des sols la plus élevée avec 9 dS/m et une qualité des eaux la plus mauvaise égale à 4 dS/m. Cette salinité élevée peut être expliquée par la texture argileuse lourde et le passé cultural de ce périmètre où le coton et le riz ont été cultivés jusqu'à la fin des années 1970. Le plateau de Benziane qui n'a pas connu d'irrigation n'est pas touché par le problème de la salinité. Les mesures de la stabilité structurale ont montré également que c'est le périmètre de Hmadan qui a les sols les plus instables. Les deux périmètres de Djidouia et de Ouarizane ont des stabilités structurales équivalentes qualifiées de moyennes à bonnes. Ces niveaux de stabilité trouvent leurs explications dans les valeurs de SAR des eaux d'irrigation avec respectivement 8, 6 et 22 cmol/l pour les périmètres de Djédiouia, Ouarizane et Hmadna.
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Communication dans un congrès
Marcel. Kuper, Abdel Aziz Zaïri. Troisième atelier régional du projet Sirma, Jun 2007, Nabeul,, Tunisie. Cirad, 5 p., 2008
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Contributeur : Marcel Kuper <>
Soumis le : vendredi 29 février 2008 - 11:55:52
Dernière modification le : vendredi 29 février 2008 - 12:01:27
Document(s) archivé(s) le : jeudi 20 mai 2010 - 23:46:52

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A. Douaoui, T. Hartani. Impact de l'irrigation par les eaux souterraines sur la dégradation des sols de la plaine du Bas-Chéliff. Marcel. Kuper, Abdel Aziz Zaïri. Troisième atelier régional du projet Sirma, Jun 2007, Nabeul,, Tunisie. Cirad, 5 p., 2008. 〈cirad-00259785〉

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