Place et rôle du riz pluvial dans les systèmes de production du lac Alaotra Les systèmes SCV (semis direct sur couverture végétale permanente) : une alternative viable pour une agriculture pluviale durable

Résumé : La région de l'Alaotra repose sur un plateau situé à 750 mètres d'altitude avec au cœur de la plaine le lac Alaotra. La surface cultivée en riziculture est estimée à 148 500 ha en 2000 (FAO/UPDR, 2000), dont 75-80 000 ha dans la cuvette du Lac et plus de 65-70 000 ha au sud et dans les zones en périphérie, qui constitue 10% de la surface rizicole nationale pour seulement 4% des riziculteurs malgaches. Cette région réalise 33% de la valeur ajoutée de l'ensemble de la filière nationale et 15% de la richesse générée par le secteur riz. Le climat irrégulier constitue une contrainte majeure pour tous les agriculteurs du lac Alaotra. Les relations agriculture-élevage sont au cœur de la problématique de développement et d'évolution des exploitations agricoles.Ainsi, avec la saturation des rizières irrigables ou à Mauvaise Maîtrise de l'Eau (RMME), la colonisation agricole des tanety anciennement dévolus aux pâturages extensifs depuis les années 1980 s'est accélérer, induisant la perturbation des activités d'élevage bovin traditionnel extensif à objectif de capitalisation qui évoluent aujourd'hui vers un élevage productif (embouche et production laitière) ou de trait. Le diagnostic réalisé en 2007 a mis en évidence 7 types d'exploitations agricoles différents. Les différents systèmes de riziculture pluviale se retrouvent sur les plateaux sommitaux et les pentes des collines (en rotation jachère culture sur les sols très pauvres), les bas de pente et les baiboho, en rotation avec d'autres cultures pluviales (maïs, manioc, pois de terre...) avec ou sans jachère, ou en système SCV depuis leur introduction au début des années 2000. L'introduction de variétés composites poly-aptitudes de type Sebota a pu lever une contrainte majeure des zones ni totalement irriguées ni totalement pluviales mais intermédiaires dans les RMME (riziculture pluviale partiellement irriguée, selon l'accès à l'eau et les caractéristiques climatiques de la saison), Les systèmes SCV mis au point sur baiboho avec des successions culturales de type riz de saison / haricot de contre saison - maïs de saison ou riz de saison puis vesce de contre saison associée ou non à des cultures maraîchères montrent également un niveau de production et de sécurité par rapport aux aléas climatiques très proche voire supérieurs à ceux obtenus en riziculture irriguée. La part du riz pluvial dans la formation du revenu et la sécurité alimentaire a été analysée pour chaque type d'exploitation et varie de 20 à 30 % du revenu riz total (avant autoconsommation), et se révèle croissante en fonction du rapport tanety / rizière dans l'exploitation. Ainsi, sur certaines zones, le riz pluvial semble avoir de beaux jours devant lui.
Type de document :
Communication dans un congrès
African Rice Congress, 2010, Bamako. IPM, ecological intensification and diversification of rice-based systems, Mar 2010, Mali
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Contributeur : Mahafaka Karen Ranoarisoa <>
Soumis le : lundi 7 janvier 2013 - 08:55:21
Dernière modification le : mardi 23 mai 2017 - 11:24:50

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E. Penot, R. Domas, H. Andriamalala, P. Hyac, B. Dupin, et al.. Place et rôle du riz pluvial dans les systèmes de production du lac Alaotra Les systèmes SCV (semis direct sur couverture végétale permanente) : une alternative viable pour une agriculture pluviale durable. African Rice Congress, 2010, Bamako. IPM, ecological intensification and diversification of rice-based systems, Mar 2010, Mali. 〈cirad-00770502〉

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