La durée d'engorgement peut-elle être déduite de la description morphologique et de la position topographique dans des sols sur schistes en Guyane ?

Abstract : Dans le contexte de la Guyane française, la formation et le fonctionnement des sols qui constituent la couverture ferrallitique (ferralsols) sont fortement influencés par le substrat géologique, la topographie et les régimes hydriques. Il en résulte une diversité importante des sols qui influencent la répartition de la végétation et la sensibilité aux effets du changement climatique. La genèse des différents types d'horizons est dépendante des régimes hydriques qui déterminent les processus de ferruginisation et déferruginisation (Ferry et al. 2003). Ces régimes hydriques (drainage vertical, drainage latéral, nappe permanente) ont été utilisés pour définir une typologie, dite "classification IRD" (Boulet et al. 1982). Nos objectifs sont de définir le régime d'ennoyage de sols répartis le long d'une toposéquence, pour comparer avec le rattachement typologique et la pédogénèse et établir des liens avec les traces d'hydromorphie. Le site d'étude est situé dans le nord de la Guyane, il fait partie du dispositif de recherche sur les écosystèmes forestiers tropicaux de Paracou (CIRAD). Le substrat géologique est constitué de schistes Bonidoro et le relief est formé de collines à pentes fortes recouvertes de forêt primaire. L'étude a été menée sur 4 sols répartis entre le mi-versant et le bas-fond où coule un ruisseau. D'après la classification IRD, ces sols se rattachent respectivement aux types drainage latéral superficiel et aux systèmes hydromorphes aval, de bas de versant et de bas-fond. La profondeur d'apparition de la nappe a été enregistrée toutes les 12 h par des sondes installées à 0,5 et à 1 ou 2 m de profondeur. Sur 2 années, nos données piézométriques montrent que dans le versant, les nappes sont présentes le plus souvent durant quelques jours, contrairement aux données bibliographiques où les nappes sont données comme durables sur plusieurs mois. Dans les sols de bas-fond, la nappe est présente 10 à 11 mois par an. La comparaison des battements de nappe entre 0 et 50 cm et les battements en profondeur montre que dans certaines conditions de précipitations, une nappe superficielle perchée s'installe à moins de 50 cm de profondeur. Plus rarement, seule la nappe profonde est présente. Dans les périodes les plus pluvieuses, la totalité du profil est engorgé. Nos données tendent à confirmer la présence d'un drainage latéral superficiel dans le versant et d'une nappe quasi permanente dans le bas-fond. En revanche, dans le cas du système hydromorphe aval de bas de versant, la piézométrie ne confirme pas la présence d'un engorgement long. Pour ces sols, les traces d'hydromorphie pourraient ne plus être fonctionnelles. Leur régime d'engorgement serait plus dépendant des précipitations que supposé, donc plus dépendant des effets du changement climatique.
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13es Journées d'étude des sols, Jul 2016, Louvain-la-Neuve, Belgique. 〈http://www.elic.ucl.ac.be/php/sol/〉
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Contributeur : Eric Lucot <>
Soumis le : vendredi 14 avril 2017 - 13:06:51
Dernière modification le : mercredi 13 décembre 2017 - 01:18:01

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Citation

Eric Lucot, Marc Steinmann, Vincent Freycon, Laure Soucémarianadin, Bruno Ferry, et al.. La durée d'engorgement peut-elle être déduite de la description morphologique et de la position topographique dans des sols sur schistes en Guyane ? . 13es Journées d'étude des sols, Jul 2016, Louvain-la-Neuve, Belgique. 〈http://www.elic.ucl.ac.be/php/sol/〉. 〈hal-01508620〉

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