OWNERSHIP NETWORK STRUCTURE AND DECISION-CONTROL BEHAVIOUR OF EIGHT MAJOR OIL PALM COMPANIES IN MALAYSIA - Archive ouverte HAL Accéder directement au contenu
Thèse Année : 2018

OWNERSHIP NETWORK STRUCTURE AND DECISION-CONTROL BEHAVIOUR OF EIGHT MAJOR OIL PALM COMPANIES IN MALAYSIA

STRUCTURE DU RÉSEAU DE PROPRIÉTÉ, CONTRÔLE ET DÉCISION DE HUIT GRANDES SOCIÉTÉS DE PLANTATIONS DE PALME À HUILE EN MALAISIE

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Résumé

Southeast Asia mosaics of agriculture and tropical forest landscapes have been heavily shaped by the progression of industrial plantations, from colonial times to now. In Indonesia and in Malaysia, the history of corporations undertaking these activities is indissociably from the land cover change, when “clearing the forest and expanding the agricultural frontier” was a colonial policy. For example in most instances, forests where replaced by industrial gambier plantations, then rubber plantations, and finally oil palm plantations, but direct conversions of forests into industrial plantations continue to happen until today. Controversies about deforestation and oil palm sustainability emerged in this context. Most of the land use changes have been made by the biggest of these corporations, which became corporate giants and diversified their activities to almost all sectors of the economy, from automobile to banking and telecoms. In Indonesia like in Malaysia, most of the development of industrial palm oil plantations is under the control of a fistful of giant corporations. Most of today’s proposed solutions to curb deforestation by oil palm are market tools such as palm oil trade bans or regulations and palm oil certifications, that are supposed to influence the economic decisions of private actors that are developing oil palm. However oil palm corporations are so diversified and embedded into the national economies, with many other stakes at play than deforestation, that many other factors could influence their corporate decision making, and outweigh the market tools that have been used up to day to try to influence their economic decisions. Works dating from Porter et all suggest that financial factors such as the shape of the network of ownership shares may play more on the corporate decisions than the market itself, while other works suggest that the nature of the financial ownership (government-owned versus privately-owned) is the essential driver of the corporate decision. This work is a pioneering attempt to understand the main structural drivers of corporate decision making of major oil palm plantation corporations. Using network analysis methods, it quantifyed and analysed the corporate structures of the main players among the oil palm plantation companies in Malaysia. The eight major Malaysian corporations were studied, consisting of 4,331 companies’ shareholding data, covering ten levels of shareholding. The corporations are Sime Darby, Boustead, IJM Plantations, Kulim, IOI Corp, KLK, Genting Plantations, and Jaya Tiasa. Network metrics described the financial topologies of the corporations, and did confront their ownership nature such as government-linked companies (GLCs) and family-owned businesses (FOBs) with measurable patterns controlling decision making processes such as structural control and decisions load. Contrary to the expectation, we found that the measurable decision making was not influenced by the ownership nature (whether the corporations is government linked or is privately owned), but was extremely influenced by the financial structure of the corporations, that is their topology such as the number of the companies within the corporation, its more or less hierarchical structure, and the overall size of the financial “pyramid” of the corporation. We also found that the measurable decisions load and structural control seem to predict an intrinsic structural flexibility of the corporations. The implications of these findings could help to rethink the political governance of deforestation and also opens a brand-new field of research for the description and analysis of the deep financial structures that govern the behaviour of corporations. First, this tells us that maybe, understanding and addressing the financial forces that shape the actions of plantations corporations would be more efficient for oil palm and forest sustainability, than antagonising countries and regions through trade bans. Second, we have now a method that allows us to assess and to rank the companies according to their deep characteristics: we can identify the most resilient corporations and prioritize them in order to develop long term sustainable practices.
Les mosaïques des paysages agricoles et forestiers tropicaux d'Asie du Sud-Est ont été fortement façonnées par l’essor des plantations industrielles, de l'époque coloniale à nos jours. En Indonésie et en Malaisie, l'histoire des grandes entreprises de plantation est indissociablement liée au changement de l’utilisation des sols, puisque «défricher la forêt et étendre la frontière agricole» était une politique coloniale. A l’origine et dans la plupart des cas, les forêts ont d’abord été remplacées par des plantations industrielles de gambier, puis se sont succédées des plantations d'hévéas et enfin des plantations de palmiers à huile, mais des conversions directes de forêts en plantations industrielles se poursuivent jusqu'à nos jours. Les controverses sur la déforestation et la durabilité du palmier à huile ont émergé dans ce contexte. La plupart des changements d'affectation des sols ont été effectués par les plus grandes de ces entreprises, qui sont très tôt devenues des conglomérats géants et ont diversifié leurs activités dans presque tous les secteurs de l'économie, de l'automobile à la finance et aux télécommunications, etc. En Indonésie comme en Malaisie, l'essentiel du développement des plantations industrielles d'huile de palme est sous le contrôle d'une poignée de ces conglomérats géants. La plupart des solutions proposées aujourd'hui pour freiner la déforestation par le palmier à huile sont des outils de marché tels que les interdictions et restrictions d’importation, ainsi que les certifications de l'huile de palme, qui sont censés influencer les décisions économiques des acteurs privés qui développent le palmier à huile. Cependant, les corporations de production d'huile de palme sont si diversifiées et si ancrées dans les économies nationales, avec de nombreux autres enjeux que la déforestation, que de nombreux autres facteurs pourraient influencer leurs décisions d'entreprise et l'emporter sur les outils du marché qui ont été utilisés jusqu'à présent pour tenter d'influencer leurs décisions économiques. Des travaux datant de Porter et al. suggèrent que des facteurs financiers tels que la forme du réseau des particippations financières peuvent jouer davantage sur les décisions de l'entreprise que le marché lui-même, tandis que d'autres travaux suggèrent que la nature de la propriété ultime des conglomérats (État / privé) - est le moteur essentiel de la décision d’entreprise. Ce travail est une tentative pionnière de comprendre les principaux moteurs structurels de la prise de décision des grandes sociétés de plantations de palmiers à huile. À l'aide de méthodes d'analyse de réseau, il a quantifié et analysé les structures d'entreprise des principaux acteurs parmi les conglomérats de plantations de palmiers à huile en Malaisie. Les huit principaux conglomérats malaisiens ont été étudiés, comprenant 4 331 sociétés listées, couvrant dix niveaux d’actionnariat. Les sociétés sont Sime Darby, Boustead, IJM Plantations, Kulim, IOI Corp, KLK, Genting Plantations et Jaya Tiasa. Les mesures du réseau décrivent les topologies financières des sociétés et confrontent leur nature de propriété, telles que les conglomérats liés au gouvernement (GLC) et les conglomérats familiaux (FOB), avec des formes mesurables du processus de prise de décision tels que le contrôle structurel et le poids structurel de la prise de decision. Contrairement à ce qui était attendu, nous avons constaté que la prise de décision mesurable n'était pas influencée par la nature de la propriété (que les conglomérats soient liés au gouvernement ou soient privés), mais était extrêmement influencée par la structure financière des conglomérats, c'est-à-dire des éléments topologiques, tels que le nombre d'entreprises au sein du conglomérat, sa structure plus ou moins hiérarchique et la taille globale de la «pyramide» financière du conglomérat. Nous avons également constaté que le poids structurel de la prise de décision et le contrôle structurel semblent prédire une flexibilité structurelle intrinsèque des sociétés. Les implications de ces résultats pourraient aider à repenser la gouvernance politique de la déforestation et ouvriront également un tout nouveau domaine de recherche pour la description et l'analyse des structures financières profondes qui régissent le comportement des entreprises. Premièrement, cela nous dit que, peut-être, comprendre et gérer les forces financières qui façonnent les actions des sociétés de plantations serait plus efficace pour la durabilité du palmier à huile et des forêts, que de se livrer à des bras de fer commerciaux avec les pays et les régions par le biais d'interdictions commerciales. Deuxièmement, nous avons maintenant une méthode qui nous permet d'évaluer et de classer les entreprises en fonction de leurs caractéristiques profondes: nous pouvons identifier les entreprises les plus résilientes et les hiérarchiser afin de développer des pratiques durables à long terme.
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  • HAL Id : tel-02904328 , version 1

Citer

Norfaryanti Kamaruddin. OWNERSHIP NETWORK STRUCTURE AND DECISION-CONTROL BEHAVIOUR OF EIGHT MAJOR OIL PALM COMPANIES IN MALAYSIA. Economics and Finance. UNIVERSITI PUTRA MALAYSIA, 2018. English. ⟨NNT : ⟩. ⟨tel-02904328⟩

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